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aujourd'hui est mon anniversaire et je ne sais pas falloir être content ou triste?

Publié par frechteh à 11:21:29 dans marchepieds de l'eau | Commentaires (1) | Permaliens
La vie est somme toute une habitude agréable.
La vie a des ailes aussi vastes que la mort,
Un essor vertigineux comme l'amour.
La vie n'est pas cette chose que nous oublions, toi et moi,
L'ayant égarée naguère dans la niche de l'habitude.
La vie est cette main tendue qui s'apprête à cueillir
Les premières figues noires dans la bouche acre de l'été,
La vision qu'offre l'arbre aux yeux multiples des insectes,
La sensation étrange qu'épouvent les oiseaux migrateurs,
Le sifflement d'un train qui vire dans le rêve d'un pont,
(...)
La vie est reflet multiplié par le miroir,
Fleur "à la puissance de l'éternité",
Elle est : terre amplifiée par nos battements de cœur,
Géométrie simple et monotone de nos respirations.
(...)
Ιl faut laver nos yeux.
Ιl faut voir d'une autre manière.
Ιl faut puifier nos mote.
Ιl faut que le mot puisse lui-même devenir vent,
Puisse lui-même devenir pluie.
Ιl faut plier nos parapluies.
Ιl faut rester sous la pluie.
Ιl faut que pensée et mémoire en puissent être imprégnées.
Ιl faut suivre toute la ville à l'accueil de la pluie.
Voir son ami sous la pluie.
Chercher l'amour sous la pluie.
S'unir à une femme sous la pluie.
Se livrer au jeu sous la pluie.
Écrire, parler ou planter des volubilis sous la pluie.
La vie n'est qu'un baptême perpétuel.
Une ablution dans la vasque de l'éternel présent.
(...)
Refusons le livre où ne souffle aucun vent,
Le livre où la rosée ne distille point de fraîcheur,
Là où la vie reste fermée à l'espace des visions.
Ne souhaitions guère que les mouches s'en aillent des doigts de la Nature
Ou que les panthères quittent le seuil de la Création.
La vie aurait à souffrir si le ver venait à y manquer
De même que souffrirait la loi de l'arbre qu'aucun parasite ne rongerait.
Et quand bien même la mort périrait,
Nos mains chercheraient quelque chose en vain.
Et si la lumière faisait défaut,
La logique vivante du vol en serait transformée.
Et sachons qu'avant la création du corail
Un vide hantait sans cesse la pensée des mers.
(...)
Derrière nous traîne la fatigue de l'histoire,
Derrière nous la mémoire de la vague verse aux ravages
Les coquilles froides de la mort.
Allons donc vers la mer,
Jetons-y un filet.
Extrayons-en la fraîcheur.
Enlevons de la plage un grain de sable,
Palpons grâce à ce geste
Le poids frêle de l'existence.
N'injurions point le clair de lune si nous avons la fièvre,
(J'ai vu parfois dans ma fébrilité la lune descendre tout en bas,
La main parvenir à atteindre le toit du malakût.
J'ai vu aussi le serin y chanter encore mieux.
Parfois même les plaies qui meurtrissaient la plante de mes pieds
M'initaient sans ambages aux aspérités des sentiers.
Parfois, au chevet de la maladie, le volume des fleurs se mettait à croître, de même que la surface de l'orange
Les rayons des lanternes éclairaient l'univers tout entier.)
Ne craignons point la mort:
Elle ne met pas terme à la vie des colombes.
La mort n'est pas une cigale renversée.
La mort circule dans l'espace mental des acacias.
La mort habite l'oasis fraîche de la pensée.
Dans l'âme nocturne du village, elle annonce le message de l'aube.
La mort fond dans la bouche avec la grappe de raisin.
La mort chante dans le gosier des rouges-gorges.
Elle colore la beauté des ailes de papillons.
La mort cueille parfois la feuille du basilic.
Elle se grise aussi de quelques verres de vodka.
Parfois assise à l'ombre, elle vous jette un regard.
Et nous le savons tous,
L'oxygène de la mort n'emplit-il pas les poumons du plaisir...
زندگي رسم خوشايندي است ...
زندگي بال و پري دارد با وسعت مرگ
پرشي دارد اندازه عشق
زندگي چيزي نيست كه لب طاقچه عادت از ياد من و تو برود
زندگي جذبه دستي است كه مي چيند
زندگي نوبر انجير سياه در دهان گس تابستان است
زندگي بعد درخت است به چشم حشره
زندگي تجربه شب پره در تاريكي است
زندگي حس غريبي است كه يك مرغ مهاجر دارد
زندگي سوت قطاري است كه در خواب پلي مي پيچد
...
زندگي "مجذور" آينه است
زندگي گل به "توان" ابديت
زندگي "ضرب" زمين در ضربان دل ما
زندگي "هندسه" ساده و يكسان نفسهاست
...
چشم ها را بايد شست جور ديگر بايد ديد
واژه ها را بايد شست
واژه بايد خود باد واژه بايد خود باران باشد
چترها را بايد بست
زير باران بايد رفت
فكر را خاطره را زير باران بايد برد
با همه مردم شهر زير باران بايد رفت
دوست را زير باران بايد ديد
عشق را زير باران بايد جست
زير باران بايد با زن خوابيد
زير باران بايد بازي كرد
زير بايد بايد چيز نوشت حرف زد نيلوفر كاشت
زندگي تر شدن پي در پي
زندگي آب تني كردن در حوضچه "اكنون"است
و نخوانيم كتابي كه در آن باد نمي آيد
و كتابي كه در آن پوست شبنم تر نيست
و كتابي كه در آن ياخته ها بي بعدند
و نخواهيم مگس از سر انگشت طبيعت بپرد
و نخواهيم پلنگ از در خلقت برود بيرون
و بدانيم اگر كرم نبود زندگي چيزي كم داشت
و اگر خنج نبود لطمه ميخورد به قانون درخت
و اگر مرگ نبود دست ما در پي چيزي مي گشت
و بدانيم اگر نور نبود منطق زنده پرواز دگرگون مي شد
و بدانيم كه پيش از مرجان خلائي بود در انديشه درياها
پشت سر خستگي تاريخ است
پشت سر خاطره موج به ساحل صدف سر دسكون مي ريزد
لب دريا برويم
تور در آب بيندازيم
و بگيريم طراوت را از آب
ريگي از روي زمين برداريم
وزن بودن را احساس كنيم
بد نگوييم به مهتاب اگر تب داريم
(ديده ام گاهي در تب ماه مي آيد پايين
مي رسد دست به سقف ملكوت
ديده ام سهره بهتر مي خواند
گاه زخمي كه به پا داشته ام
زير و بم هاي زمين را به من آموخته است
گاه در بستر بيماري من حجم گل چند برابر شده است
و فزون تر شده است قطر نارنج شعاع فانوس )
و نترسيم از مرگ
(مرگ پايان كبوتر نيست
مرگ وارونه يك زنجره نيست
مرگ در ذهن اقاقي جاري است
مرگ در آب و هواي خوش انديشه نشيمن دارد
مرگ در ذات شب دهكده از صبح سخن مي گويد
مرگ با خوشه انگور مي آيد به دهان
مرگ در حنجره سرخ - گلو مي خواند
مرگ مسئول قشنگي پر شاپرك است
مرگ گاهي ريحان مي چيند
مرگ گاهي ودكا مي نوشد
گاه در سايه است به ما مي نگرد
و همه مي دانيم
ريه هاي لذت پر اكسيژن مرگ است
Publié par frechteh à 07:12:54 dans marchepieds de l'eau | Commentaires (0) | Permaliens
Félicitation Fête du jour de mission du Propète .
Je souhaite une bonne Fête pour tout les musulmans.
Publié par frechteh à 12:38:07 dans marchepieds de l'eau | Commentaires (0) | Permaliens
...Ma mère tout en bas
Lavait les tasses dans la mémoire du fleuve.
La ville était visible en bas:
Accroissement géométrique du ciment, du fer et de la
Toits sans oiseaux des centaines d'autobus.
Fleuristes qui vendaient leurs fleurs à la criée.
Au milieu de deux plants de jasmin
Un poète installait une balançoire.
Un écolier jetait des
(...)
Et sur une carte de géographie,
Une chèvre s'abreuvait de l'eau de la Caspienne.
(...)
La roue du chariot voulait que s'arrêtât le cheval.
Le cheval désirait que dormît le cocher.
Le cocher souhaitait que s'en vînt la Mort.
(...)
Migration de la graine vers la corolle.
Pèlerinage du lierre de maison en maison.
Évanouissement de la lune dans l'eau de basin.
Surgissement des perce-neiges de l'écorce dure de la terre.
Ruissellement des pampers sur pampers sur les pans de murs.
Pluie de la rosée sur le pont du sommeil.
Joie bondissant par-dessus l'abîme de la mort.
Fuite de l'événement par-delà la parole.
Lutte de la lucarne contre le désir de la lumière,
Des marches de l'escalier contre les jambes élancées du soleil,
Lutte de la solitude contre le chant qui se dérobe,
De la plénitude des poires contre la vacuité du panier,
Lutte sanglante d'une grenade et de la dent qui la mord,
(...)Assaut du vent contre l'ascension des bulles de savon.
Assaut des bataillons de papillons contre le programme de
Assaut des libellules contre les plombiers.
Assaut des plumes de
Assaut des mots contre la mâchoire du poète.
Conquête d'un siècle par un poème.
Conquête d'un jardin par un étourneau.
Conquête d'une rue par deux salutations.
Conquête d'une ville entière par quelques chevaux de bois.
Conquête d'une fête par deux poupées et un ballon.
Meurtre d'un hochet étranglé sous le coussin de la sieste.
Meurtre d'un conte à l'angle de la rue du sommeil.
Meurtre d'un chagrin par le décret impérieux de l'hymne.
Meurtre de la lune par le neon despotique.
Meurtre d'un saule pleureur sur ordre de l'État.
Meurtre d'un poète fragile de la main d'un perce-neige.
Tout était visible sur la terre:
L'Order s'installait dans le quartier des Grecs.
Le hidou chantait dans les Jardins suspendus.
Hurlant à travers la passe de Khaybar,
Le vent poussait vers l'Orient la gerbe épineuse de l'Histoire.
Un bateau chargé d'arômes glissait sur le lac paisible de Néguine.
Et à Bénarès au coin de chaque rue
Brûlait une lampe éternelle.
(...)
حمله باد به معراج حباب صابون.
حمله لشگر پروانه به برنامه " دفع آفات".
حمله دسته سنجاقك، به صف كارگر " لوله كشي".
حمله هنگ سياه قلم ني به حروف سربي.
حمله واژه به فك شاعر.
فتح يك قرن به دست يك شعر.
فتح يك باغ به دست يك سار.
فتح يك كوچه به دست دو سلام.
فتح يك شهر به دست سه چهار اسب سواري چوبي.
فتح يك عيد به دست دو عروسك ، يك توپ.
قتل يك جغجغه روي تشك بعد از ظهر.
قتل يك قصه سر كوچه خواب .
قتل يك غصه به دستور سرود.
قتل يك مهتاب به فرمان نئون.
قتل يك بيد به دست "دولت".
قتل يك شاعر افسرده به دست گل يخ.
همه روي زمين پيدا بود:
نظم در كوچه يونان مي رفت.
جغد در "باغ معلق " مي خواند.
باد در گردنه خيبر ، بافه اي از خس تاريخ به خاور مي راند.
روي درياچه آرام "نگين" ، قايقي گل مي برد.
در بنارس سر هر كرچه چراغي ابدي روشن بود.
(...)
Publié par frechteh à 06:20:17 dans marchepieds de l'eau | Commentaires (0) | Permaliens
les marchepieds de l'eau (part 4)
صداي پاي آب- قسمت چهارم
...من به مهماني دنيا رفتم:
Publié par frechteh à 06:26:24 dans marchepieds de l'eau | Commentaires (1) | Permaliens
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